Un message de la Mairesse Hutchison : mot d’ouverture de la séance publique du 19 février 2026

Consultez la vidéo de la présentation.

Bonsoir à toutes et à tous, et merci d’être ici ce soir.

La rencontre d’aujourd’hui n’est ni le début du dossier Sandy Beach — ni sa conclusion. C’est une étape de plus dans un processus que le Conseil construit avec méthode et transparence depuis l’été dernier : d’abord l’acquisition, ensuite le financement, et maintenant la question de l’acceptation ou non de la subvention de 2 M$ de la Communauté métropolitaine de Montréal, dans le cadre de la Trame verte et bleue.

Je veux commencer en reconnaissant une chose très clairement : lorsqu’une municipalité envisage d’accepter un financement externe, il est normal — et sain — que les citoyens posent des questions exigeantes. Les gens s’inquiètent de l’autonomie. Ils s’inquiètent de l’accès, de l’achalandage. Ils s’inquiètent du stationnement, des coûts, de ce qui pourrait changer — et surtout, de la capacité réelle de la Ville à continuer de décider selon les réalités de Hudson.

Ces préoccupations sont légitimes. Et c’est précisément pour cela que nous sommes ici.

Je veux aussi être tout aussi claire sur un point fondamental : Sandy Beach a été acquis pour être protégé — de façon permanente — et pour garantir que Hudson conserve un pouvoir réel sur la manière dont ce milieu naturel sensible sera géré. Cet objectif ne change pas ce soir. La subvention ne change pas le fait que la Ville demeure propriétaire du site, et que la Ville demeure responsable de sa protection.

En même temps, nous ne devons pas prétendre qu’il n’y a aucun compromis. Une subvention de 2 millions de dollars, c’est significatif. Elle réduit le fardeau financier sur les contribuables. Mais elle comporte aussi des conditions — et ces conditions doivent être comprises avec clarté : sans les exagérer, mais sans les minimiser non plus.

L’objectif de ce soir est donc très simple : vous présenter les faits tels qu’ils sont, partager les résultats du sondage public, et mettre sur la table la matière à partir de laquelle le Conseil prendra sa décision finale à la prochaine séance ordinaire, le mardi 24 février 2026.

Et même si le Plan de conservation et de gestion n’a pas encore officiellement commencé, je veux souligner ceci : les résultats du sondage, et surtout les commentaires reçus, contiennent déjà une information très précieuse. Ils mettent en lumière les préoccupations réelles, les attentes, et les enjeux pratiques auxquels nous devrons répondre — et ils guideront directement l’élaboration du Plan de conservation et de gestion.

Nous avons déjà appris beaucoup du sondage — pas seulement à partir du résultat pour ou contre, mais à partir de ce que les gens ont pris le temps d’écrire.

Ce qui ressort clairement, c’est que plusieurs priorités sont largement partagées, même lorsque les opinions divergent sur la subvention : protéger l’intégrité écologique du site, gérer la capacité d’accueil, éviter une pression excessive sur la circulation et le stationnement, et s’assurer que Hudson conserve une autorité décisionnelle claire.

Ce soir, nous voulons donc présenter ces apprentissages de façon transparente, et nous assurer qu’ils structurent la suite du dossier — notamment le Plan de conservation et de gestion.

Enfin, je veux souligner un élément important de continuité et de gouvernance.

Dès le mois d’août, le Conseil a annoncé publiquement que cette subvention serait évaluée de façon ouverte, une fois les étapes d’acquisition et de financement complétées. Depuis, nous avons traversé une période électorale et accueilli deux nouveaux conseillers — et pourtant, l’orientation de la Ville est restée stable : protéger Sandy Beach, le gérer de façon responsable, et informer la population à chaque étape majeure.

C’est exactement ce que nous faisons ce soir.

Merci encore d’être présents. Nous allons parcourir le dossier en trois parties : où en est l’acquisition, ce que la subvention exige réellement, et quelles sont les prochaines étapes — notamment l’élaboration du Plan de conservation et de gestion, qui définira le modèle d’accès d’une manière compatible avec la protection de ce territoire, pour les générations à venir.