Un message de la Mairesse Hutchison : mot d’ouverture de la réunion du conseil du 27 janvier 2026

Bonsoir et bienvenue à la séance ordinaire du Conseil de mardi le 27 janvier 2026, tenue en personne et en ligne.

  • Je constate que le quorum est atteint et je déclare la séance ouverte.
  • Veuillez noter que cette séance est enregistrée et diffusée en direct. Bien que je fasse mes remarques d’ouverture en anglais, vous êtes invités à vous adresser à moi en français ou en anglais, et je vous répondrai dans la langue de votre choix. Si, à un moment donné, une réponse est donnée dans une langue et que vous souhaitez qu’elle soit traduite, il vous suffira de lever la main et de me le faire savoir.

Bonne année à toutes et à tous. Je vous souhaite chaleur humaine, joie et un bien-être généreux.

À la suite de l’audit du CMQ (2022) et des lettres de gestion accompagnant les états financiers vérifiés, la Ville disposait d’une liste claire de corrections structurelles à apporter. Avec l’arrivée de la nouvelle trésorière en mars 2025, ces mesures correctives ont été prises en main immédiatement.

En quelques mois, la trésorière a :

  • Standardisé les contrôles et le suivi budgétaires
  • Renforcé les contrôles internes et la séparation des tâches
  • Aligné complètement la gestion des contrats et le processus de paiement sur les attentes du CMQ et du MAMH
  • Clarifié le traitement des surplus, des réserves et des fonds affectés
  • Amélioré la clarté, la régularité et l’utilité des rapports financiers au Conseil

Ainsi, les questions issues du Plan d’action du CMQ et des lettres de gestion sont maintenant largement résolues au niveau structurel. Ce qui reste n’est pas des corrections, mais des outils de planification fondamentaux :

  • Le Plan de gestion des actifs, pour fonder les décisions en matière de capital sur des données de condition et de cycle de vie ;
  • Le Plan stratégique, pour aligner les priorités du Conseil, la capacité organisationnelle et les investissements à long terme.

Les deux sont proposés pour mandat officiel en 2026, maintenant que la situation financière est en ordre.
Cela permet l’adoption du budget 2025 et du PTI sur une base solide : contrôles en place, risques réduits, et travail restant clairement identifié et hiérarchisé.

Pour 2026, j’ai rassemblé les documents reçus durant la période de préparation du budget ainsi que les commentaires des conseillers provenant de la fin du dernier mandat et de la période électorale. Les points se répartissent sous 11 thèmes et 16 livrables principaux proposés pour 2026. Ces orientations du Conseil visent à fournir une direction et un alignement pour le Conseil et la Ville et seront validées avec le public dans le cadre d’un exercice du Plan stratégique prévu cette année. Les livrables pour 2026 incluent : le Plan stratégique 2026–2030, des lettres de gestion propres des vérificateurs pour 2025 et suivantes, l’amélioration et la refonte d’un parc majeur par année, une vision pour l’apparence et le potentiel de redéveloppement de la Ville, le Plan de conservation et de gestion de Sandy Beach, un rafraîchissement de la marque, un Plan d’action culturel, et le lancement du Comité de développement économique.

Je souhaite partager un bref état d’avancement et quelques réalisations. En décembre, la Ville a complété l’acquisition écologique d’un terrain via le Programme fédéral de dons écologiques, rendue possible grâce à un don généreux de Susan Hoelscher. Cette parcelle de 1,5 hectare, signée le 16 décembre, protège une section du marais de quenouilles dans les jardins Como, une zone d’une valeur écologique importante. Ce don a été facilité grâce à l’expertise de Nature-Action Québec, mandatée à cet effet à l’automne 2023. Cette année, la Ville lancera un projet de contrôle des plantes envahissantes dans le marais.

Le Programme canadien des dons écologiques est un programme fédéral qui encourage les propriétaires à faire don de terrains sensibles sur le plan écologique ou de servitudes de conservation pour protection permanente. Les donateurs bénéficient d’avantages fiscaux exceptionnels : pas d’impôt sur les gains en capital sur le terrain donné et un crédit d’impôt fédéral pour don ou une déduction corporative basée sur la juste valeur marchande. Pour les particuliers, le crédit fédéral est de 15 % sur les premiers 200 $ et de 29 % sur le reste, avec des crédits provinciaux additionnels. Il n’y a pas de plafond pour les dons écologiques, et les crédits non utilisés peuvent être reportés jusqu’à dix ans. Ensemble, ces incitatifs peuvent compenser une grande partie de la valeur d’un don de conservation et rendre la protection permanente financièrement réalisable pour plusieurs propriétaires.

Concernant Sandy Beach, le règlement d’emprunt pour l’acquisition est entré en vigueur le 17 décembre après approbation du Ministère des Affaires municipales et de l’Habitation. L’acte de vente devrait être signé le 11 février. Ce soir, le Conseil retirera le premier droit de refus sur les lots Nicanco.

Parallèlement, le Conseil continue d’évaluer le soutien public à l’acceptation de la subvention de 2 millions $ de la CMM, liée à l’acquisition et à la conservation à long terme de Sandy Beach. La date limite pour accepter la subvention est le 1er mars 2026. Le Conseil recevra début février une présentation sur le mandat proposé à donner à Nature-Action Québec pour les prochaines étapes, le projet de plan de travail et le calendrier pour le Plan de conservation et de gestion, ainsi que les périodes de consultation associées avec la communauté.

Pour évaluer l’acceptabilité de la subvention de la CMM, la Ville lancera un sondage public en ligne début à mi-février, présentant les prochaines étapes pour la réouverture et la conservation et invitant les citoyens à partager préoccupations, points de vigilance et bénéfices perçus. Une séance d’information publique est prévue le 19 février à l’hôtel de ville pour présenter les résultats du sondage, la position du Conseil et la voie proposée.

En parallèle, la Ville avance les démarches de gouvernance nécessaires, incluant la modification du règlement 770-2024 pour permettre l’utilisation du site après l’adoption du règlement d’emprunt.

Lors de la séance de février, le Conseil devrait procéder à l’enregistrement de Sandy Beach au Registre métropolitain de conservation, condition de la subvention, et à l’octroi du contrat à Nature-Action Québec.

Veuillez noter qu’à ce stade, le Conseil penche vers l’acceptation de la subvention, sous réserve de consultation publique et de garanties formelles, avec une approche de conservation prioritaire centrée sur le suivi, la surveillance, la gestion de la surfréquentation et des mesures adaptatives comme des fermetures temporaires ou saisonnières si la régénération est nécessaire. Une résolution pour confirmer l’acceptation de la subvention sera présentée pour adoption lors de la séance publique du 24 février.

Sur le plan des soins de santé primaires, le Québec a conclu un accord de principe avec la FMOQ en décembre dernier et a reporté l’application de la Loi 2 au 28 février 2026, mais le cadre révisé reste indéfini. Cette incertitude a amené le GMF Hudson Médicentre à suspendre sa fermeture annoncée, tout en notant qu’aucune mesure de l’accord actuel n’améliore l’accès réel des patients ni ne supprime les barrières systémiques et financières des cliniques de première ligne. Une médecin a confirmé son départ vers l’Île-du-Prince-Édouard, d’autres restent incertaines, et la viabilité financière demeure la contrainte principale. Ce répit fragile survient dans un contexte de bouleversements politiques : le ministre de la Santé Christian Dubé a démissionné en décembre et le premier ministre François Legault a annoncé son départ avant les prochaines élections. La loi québécoise ne soutient pas actuellement un modèle municipal de GMF, limitant fortement ce que des villes comme Hudson peuvent faire au-delà de l’action politique, de la coordination et de la défense territoriale de l’accès aux soins.

Il n’existe aucun exemple connu au Québec de villes possédant et exploitant des cliniques de soins primaires, contrairement à d’autres provinces. À l’Île-du-Prince-Édouard, les soins primaires sont organisés par des Maisons médicales pour patients et Réseaux de soins primaires provinciaux. En Ontario, des modèles communautaires comme les équipes de santé familiale et les centres de santé communautaire fonctionnent sous cadres provinciaux, notamment dans la région de Collingwood–South Georgian Bay. Bien que non municipaux, ces modèles illustrent des approches de gouvernance alternatives qui soulagent les médecins de la charge financière et administrative qui caractérise le modèle GMF du Québec.

Mise à jour sur les activités : La Ville offre des activités supplémentaires pour les aînés au Centre communautaire, incluant le Bingo du matin le deuxième mercredi de chaque mois et les matinées cinéma le quatrième mercredi, à commencer demain avec Grumpy Old Men.

Les événements phares de février comprennent : la vente de livres de la Bibliothèque du Mémorial de guerre du 1er au 7 février, musique et micro ouvert à la Microbrasserie Cardinal le 1er février, le vernissage de Mona Turner au Centre créatif Hudson le 8 février, une soirée chantée au Hudson Village Theatre le 10 février (The Sound of Music), l’assemblée générale de l’AHA le 18 février, Festineige, le 21 février et le concert Steel Rail au Centre créatif Hudson le 28 février.

Pour les comités, des nominations ont eu lieu le 15 décembre. Ce soir, les membres du Conseil seront nommés au Comité de démolition.

À ce stade, le conseiller Mark Grey a fait rapport sur les progrès du Comité environnement.

L’appel de candidatures pour le Comité de développement économique s’est clôturé hier avec 18 candidats. Les entrevues et la sélection sont en cours, et les nominations seront présentées lors de la séance du 24 février.

L’appel pour le Comité ad hoc horticulture et aménagement paysager public s’est également terminé hier. Ce comité consultatif développera des lignes directrices pratiques pour l’aménagement paysager public, en harmonie avec le caractère de Hudson et les projets à venir.

La Politique culturelle a été adoptée le 1er octobre et est maintenant disponible sur le site web de la Ville. Des réunions de travail sont en cours avec le Conseil des arts et de la culture de Hudson. Le Comité environnement s’est réuni le 20 janvier, et TPAC et le Comité des aînés reprendront en février.

Les rencontres de district ont commencé et le Café avec le maire revient ce samedi 31 janvier.

Avant de passer à l’ordre du jour, je rappelle les consignes concernant le placement des bacs de collecte : le placement des bacs ne doit pas gêner le déneigement ni le nettoyage des rues. En hiver, en raison du déneigement, les bacs doivent être placés dans l’entrée de cour. Placez votre bac à 1 mètre de la rue (pas dans la rue ni sur le trottoir), roues tournées vers votre maison. Pour plusieurs collectes le même jour, placez les bacs à au moins 30 cm les uns des autres et à au moins 1 mètre de tout objet, arbre, voiture, etc., afin de permettre l’accès du bras mécanique.

Mise à jour sur la protection du patrimoine à l’échelle provinciale et régionale :

La réforme de 2021 de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec a été adoptée suite à une évaluation provinciale et une prise de conscience publique sur la perte rapide et souvent irréversible de bâtiments historiques, mise en lumière par des démolitions médiatisées, les constats du Vérificateur général et la pression continue des organisations patrimoniales. En réponse, le gouvernement a remplacé le cadre optionnel par un cadre préventif et obligatoire. Dans le cadre de cette réforme, toutes les MRC sont désormais légalement tenues de produire et d’adopter un inventaire des bâtiments construits avant 1940 présentant un potentiel patrimonial d’ici le 1er avril 2026. L’objectif est d’identifier la valeur patrimoniale avant que les pressions de redéveloppement ou de démolition ne se manifestent, plutôt qu’après coup. Ce nouveau cadre renforce les contrôles sur les démolitions, la transparence, les exigences de consultation et clarifie les responsabilités municipales et des MRC en matière de protection du patrimoine. Il reflète la reconnaissance provinciale que le patrimoine bâti du Québec était insuffisamment protégé et nécessitait un régime plus rigoureux et prospectif.

Hudson compte 333 bâtiments sur la liste patrimoniale devant être adoptée au niveau de la MRC.

Nous passons maintenant à l’ordre du jour de cette séance.